25.06.2008

Rapport portant approbation du compte administratif 2007

miguel_2_peyrecave.jpgMiguel de Peyrcave

Monsieur le président, Mesdames et Messieurs,

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, la lecture de ce compte administratif permet d’attirer l’attention des élus sur trois points qui me semblent largement défaillants et facilement amendables, sans avoir recours à des dépenses nouvelles . Tout d’abord dans le domaine de la santé des lycéens, il est de notre devoir de prendre davantage en compte les dérives addictives telles que l’alcool, et la drogue qui sont passées minimisées malgré les ravages qu’ils entraînent. Tout montre que la consommation de drogue est à la hausse dans les Lycées, que les internats rencontrent des difficultés liées à la consommation d’alcool, partie émergée de le iceberg. Et l’accident du Chesnoy est là pour nous le rappeler. Que faisons-nous en la matière ? Pas grand-chose. La dépense de 175 000 EUR en est la preuve. Sans compter que la totalité des crédits votés (247 000 EUR) n’a même pas été consommée. Je souhaite  que dans le prochain débat budgétaire vous nous proposerez des mesures plus importantes pour la défense et la protection de la santé de notre jeunesse. Dans le domaine de l’orientation ,de l’information des lycéens et de l’articulation avec le supérieur un formidable chantier reste en suspens.  Alors que tout montre les difficultés rencontrées par les étudiants dans les deux premières années universitaires, en raison d’une mauvaise information et d’une mauvaise orientation et d’une absence de sélection, vous continuez à subventionner des animations, des publications qui n’ont pas apporté la preuve de leur efficacité. C’est ce qu’a rappelé l’étude réalisée par le CESR, en octobre 2007 (problématique de l’articulation secondaire/supérieur). On y apprend qu’en première année de Fac le taux d’échec atteint 50 % pour le bac général et 92 % pour le bac techno .Par ailleurs, 18 % des Lycéens issus du bac général abandonnent en première année. Les lycéens (page 58) jugent pléthorique et inefficace l’information livresque délivrée par les organismes tels que l’ONISEP. C’est ce que nous répétons à longueur de commission depuis des années sans qu’il y ait la moindre modification et l’autosatisfaction atteint des pics .La formation continue des conseillers d’orientation est jugée insuffisante : ils ignorent souvent les structures post -bac ainsi que leurs évolutions. On nous y rappelle que les professeurs principaux, maîtres- d’œuvre des orientations des Lycéens ne sont pas assez associés à l’élaboration des salons et forums. Les salons des métiers mobilisent davantage les publics qui se destinent à des études courtes alors que les salons de l’étudiant, plus généralistes, moins tournés vers les professions, reçoivent en proportion moins de monde. L’Université s’implique moins dans ces salons. C’est une grave lacune. L’absence de préparation de ces salons, l’absence de bilan, l’absence ou le manque de sensibilisation des parents qui ne peuvent venir parce que la majorité des Forums a lieu pendant la semaine. L’abondance des documents distribués sans contact individuel ou personnel, tout cela limite l’impact de ces rencontres qui coûtent 350 000 euros à la région.  Un constat s’impose : ces formules, ces salons, rituellement répétées ne sont pas satisfaisants. Une réponse nouvelle s’impose en direction des parents et des professeurs principaux du secondaire et de nos relations avec l’ONISEP. C’est ce que vient de rappeler le haut conseil de l’éducation qui suggère de confier aux Régions la responsabilité de l’orientation. Encore faut-il avoir le courage et la volonté politique de secouer les carcans qui emprisonnent le mammouth. Pour conclure sur cette question majeure de l’orientation, je constate que vous ne voulez pas parler de sélection. Mais  que fait-on avec les classes préparatoires, les IUT ,les BTS ou les écoles d’ingénieurs qui choisissent leurs étudiants en fonction de leurs résultats antérieurs. En somme les filières non sélectives se trouvent retenues très souvent par défaut. De là viennent les redoublements et les abandons par milliers de nos étudiants à l’université. Et vous-même vous pratiquez cette sélection quand vous attribuez des ordinateurs portables aux étudiants qui ont déjà fait leurs preuves au bout de trois ans d’études, alors que vous aviez annoncé en campagne électorale que vous les attribueriez à tous les étudiants .

Le troisième point que je voudrais aborder concerne le projet Trans-Europe. Il concerne 2 millions d’euros  pour 3,5 millions votés. C’est un dossier important qui mérite qu’on s’y arrête quelques instants.

Je continue de protester contre le fait que la région n’impose dans ses voyages aucun contrat d’échange ni de partenariat avec un établissement scolaire étranger. Cela va à l’encontre de toute notion d’apprentissage de l’autre ,comme disent les sociologues  et les philosophes que vous aimez bien. Cela va l’encontre de toute culture, de tout comportement citoyen puisque le  vous ne considérez pas comme prioritaire un contact, un échange, une rencontre avec les hommes , avec les habitants des pays visités. La tarification favorise même ceux qui ne font pas d’échange, elle  dissuade ceux qui voudraient pratiquer ce type de partenariat.

 

Chaque fois que je vous parle de cette question, vous me  répondez qu’il faut du temps pour que les comportements évoluent. Depuis 4 ans les choses et les comportements n’ont pas changé. Mais quand vous le voulez, avec le dossier « Lycéens citoyens «  par exemple, vous savez être directifs, dirigistes et autoritaires. Vous devez inciter puis imposer les partenariats ou échanges. Je suis certain que les établissements suivront parce que c’est la voie du bon sens  . J’ajouterai que dans ces voyages que vous ne voulez pas linguistiques vous préconisez l’usage systématique de l’anglais et ne faites pas la promotion de la langue française. Tout cela au détriment des langues européennes puisque même en Espagne, en Italie ou en Allemagne vous acceptez que les échanges se fassent en anglais dans des situations prétendument authentiques. C’est avec de tels comportements que notre langue perd de son rayonnement et que chaque pays de l’union européenne perd de son identité et de son originalité. Quant à la citoyenneté européenne qui n’existe pas et que vous voulez à tout prix inculquer à nos lycéens , vous faites fausse route. Les Irlandais viennent de nous le rappeler en disant « non » à cette Europe bureaucratique, artificielle et froide,. Je les en remercie .Ils ont fait là une belle démonstration de la démocratie. J’aimerais que notre assemblée prenne exemple sur l’Irlande.


 

Rapport sur les premiers bilans d'exécution du CPER 2007-2013, du CPIER 2007-2013 et des fonds européens 2007-2013. Monsieur le président, Mesdames et Messieurs, Pour défendre ce contrat de projet état/région, vous nous  direz que ces contractualisations permettent une plus grande cohérence , une meilleure lisibilité ainsi qu’une plus grande interaction régionale.

 

Vous nous direz que si le taux de réalisation, d’exécution est faible, c’est parce que nous sommes encore dans la première année et que 2007 est une année de transition. Vous nous direz que ce n’est pas de la faute de la Région mais ne l’Etat qui n’assume pas ses engagements. Vous nous direz aussi que la mise en place d’une évaluation et d’un suivi en temps réel (avec le logiciel présage) permettra de sensibiliser, de relancer les acteurs afin de les amener à respecter les délais. Tout cela ne suffira pas à nous convaincre et si nous n’avons pas approuvé le contrat de projet, nous n’approuvons pas davantage ce premier bilan d’exécution qui vient confirmer les craintes que nous avions formulés.

Je tiens toutefois à rappeler les principaux motifs de notre vote négatif.

L’enveloppe globale a fortement diminué par rapport au précédent contrat de plan. Et je dirai que cette baisse est masquée par le retrait du volet routier de ce contrat de projet. Ce retrait ne vous inquiète pas et vous ne serez pas étonnés de voir nos routes mal entretenues, accidentogènes, dès lors que vous estimez avec vos alliés verts que les automobilistes sont responsables et coupables de tant de maux. Mais c’est une politique à courte vue, une politique de Gribouille car la majorité du territoire régional est peu ou mal desservie par les transports en commun, lesquels ont eux aussi besoin d’utiliser l’infrastructure routière. Mais  même en laissant de côté le volet routier la diminution est importante. L’exécutif, on s’en souvient, avait avancé deux arguments pour faire accepter ce contrat :

 

D’une part, la baisse est moindre que celle qui avait été initialement prévue, d’autre part, vous nous disiez qu’il était inutile de mettre le contrat de projets trop haut si ensuite l’état ne tenait pas compte de ses engagements. Cette argumentation est battue en brèche, pulvérisée par ce premier bilan qui voit ,en cette première année ,une réalisation à 6 %. Et encore, il ne s’agit que de l’engagé car le mandaté par l’état n’atteint pas 1,5 %.

Bref, nous sommes bien partis, ou plutôt  nous sommes mal partis, comme nous l’avions d’ailleurs annoncé, pour que le taux de réalisation du présent contrat de projets soit encore plus faible que celui de l’ancien contrat de plan par rapport auquel il est pourtant en baisse importante.

Même dans le domaine de la recherche, qui est pourtant de la compétence de l’état, le taux d’engagement du Contrat de Projet dépasse à peine les 10 %. On ne peut  vraiment pas se satisfaire de ce chiffre . Encore moins en être fier.

 

Nous retrouvons la même lenteur dans la mise en place pour les fonds européens 2007/2013. Le problème de l’utilisation dans les temps des fonds européens reste posé et sa solution devrait constituer une priorité dans les prochaines années. C’est d’autant plus prioritaire que nous savons déjà que nous ne récupérerons que la moitié des sommes engagées par la France pour ces mêmes fonds européens. En somme , ce contrat de projet perpétue les tares du contrat de Plan pour 3 raisons : 1/ d’origine soviétoïde il n’a pas su évoluer , 2/ l’Etat n’assume pas ses engagements car les caisses de l’Etat sont vides 3/ l’Europe bureaucratique et apatride de Bruxelles prend le pas sur la gestion nationale et régionale. Pour ces raisons nous ne voterons pas ce dossier.


 

Nous n’avions pas approuvé le contrat de projets, il n’y a donc aucune raison pour que nous émettions un vote positif sur son premier bilan d’exécution. Rappelons les principaux motifs de notre rejet du CPER : L’enveloppe globale a fortement diminué par rapport au précédent contrat de plan. Ce phénomène est en partie masqué par le retrait du volet routier du contrat de projets. Mais ce retrait est à lui seul un scandale, car il n’est pas remplacé. Mais cela n’inquiète pas outre mesure l’exécutif régional qui laisserait bien nos routes à l’abandon pour dissuader la population d’utiliser sa voiture dans un souci écologiste. C’est une politique de gribouille car la majorité du territoire régional est peu ou mal desservi par les transports en commun lesquels ont aussi besoin d’utiliser l’infrastructure routière. Mais même en excluant le volet routier la diminution est sensible. L’exécutif, on s’en souvient avait avancé deux arguments pour nous faire accepter ce Contrat : d’une part, la baisse est nettement moindre que celle qui avait été initialement prévue, d’autre part, il est inutile de mettre le CPER trop haut si ensuite l’État ne tient pas ses engagements et l’actuel contrat de projets est au dessus du réalisé de l’ancien contrat de plan. Cette argumentation est pulvérisée par ce premier bilan qui voit en cette première année une réalisation du CPER à 6% (et encore, il ne s’agit que de l’engagé, le mandaté par l’État n’atteint pas 1,5%). Bref, nous sommes bien partis, comme nous l’avions d’ailleurs annoncé, pour que le taux de réalisation du présent contrat de projet soit encore plus faible que celui de l’ancien contrat de plan par rapport auquel il est pourtant en baisse significative. Même dans le domaine de la recherche, qui est pourtant de la compétence de l’État, le taux d’engagement du CPER dépasse à peine les 10%. Il n’y a vraiment pas de quoi être fier. Il n’y a pas grand-chose à dire sur le CPIER et le plan Loire qui commence seulement à se mettre en place. Même lenteur dans la mise en place pour les fonds européens 2007-2013, mais là, nous n’aurons pas de surprise : nous savons déjà que nous ne récupérerons qu’à peu près la moitié des sommes engagées par la France pour ces mêmes fonds européens.

21.06.2008

LA CARTE DE L'APPRENTISSAGE POUR LA RENTREE 2008

miguel_2_peyrecave.jpgA l’occasion de la dernière session du Conseil régional, le jeudi 27 mars, consacrée largement à la formation, Miguel de Peyrecave, au nom du Groupe front National est intervenu sur deux dossiers importants : la carte régionale de l’apprentissage pour la rentrée 2008 et le bilan et projets du plan régional de développement des formations. Voici le texte de ses interventions.

 

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Je ferai simplement 2 observations : la première , vous rappelez dans ce rapport que votre objectif est de réduire fortement le nombre de jeunes qui quittent le système éducatif sans qualification reconnue. Vous avez raison .Mais quand, pendant des années, on reprend cet objectif c’est qu’on ne l’a pas atteint.C'est donc un aveu d'échec. Même s’il est vrai que notre système éducatif est le premier responsable de cet immense gâchis psychologique et financier que constituent des milliers d’élèves laissés sur le bas-côté du cursus scolaire.

Pourtant il y a des réponses, il y a des solutions : orientation positive vers les métiers manuels, meilleure rémunération de ces professions, apprentissage à quatorze ans etc., mais vous n’avez jamais voulu y recourir. C’est la raison pour laquelle vous vous retrouverez toujours avec ce même constat et que vous renouvellerez ce même objectif sans jamais l’atteindre.

Par ailleurs, vous rappelez également votre objectif de 50 % des effectifs en niveau 4 et plus à l’horizon 2010. Or nous ne sommes pas persuadés que ce soit là une bonne chose. Il y a de plus en plus d’ingénieurs et de cadres au chômage ou qui ne retrouvent du travail qu’en acceptant un emploi très en dessous de leurs compétences tandis que nous manquons de plus en plus de techniciens et d’artisans. Comment veut-on que ne soient pas aigris des jeunes que l’on force à entamer des formations supérieures et qui, une fois leur diplôme obtenu, se voient contraints d’accepter un emploi correspondant à leur qualification antérieure !

Il faut au contraire faire porter l’effort sur les formations de niveau 5 et augmenter la sélection pour l’entrée dans les formations supérieures afin que pour ceux qui en bénéficient ce soit une réelle promotion et non une voie de garage.

Le grand avantage de l’apprentissage est que la formation est dispensée par des professionnels et que cela colle davantage aux besoins de la profession. Que la région ne vienne donc pas fausser le jeu avec son présupposé idéologique qui veut que les métiers intellectuels sont supérieurs aux métiers manuels.

Nous concluons en saluant la régionalisation du CFA des compagnons du devoir qui représentent l’excellence en matière de formation professionnelle. Mais nous nous étonnerons de la suppression de la mention complémentaire de maintenance de moteurs diesel alors que de plus en plus de voitures sont équipées de moteurs diese

 

Le bilan et projets du plan régional de développement des formations. Voici le texte de ses interventions.

M. le Président , Mesdames et Messieurs, ce document n’est qu’une communication, il n’engage aucune décision et vient conforter l’autosatisfaction qui émane des acteurs du Plan Régional Des Formations et de l’exécutif de la région. Tout va très bien madame la Marquise.

Pourtant, comme le fait le CESR, on peut s’interroger sur la valorisation des études et diagnostics qui ont été menés jusqu’à présent. Ont-ils servi de levier pour faire évoluer les choses, notamment dans le domaine de la formation initiale ? Non. On constate toujours un déphasage entre les objectifs du PRDF et les décisions prises par l’état dans l’élaboration de la carte de formation professionnelle.

Le problème en France est qu’on ne sait pas qui fait quoi : l’état procède à des réformes sans se soucier de leur application et les régions qui veulent jouer le contre-pouvoir se trouvent en porte-à-faux plus ou moins volontaire pour les appliquer ou ne pas les appliquer.

Parmi les objectifs à atteindre, vous parlez de régler les problèmes de l’insuffisante maîtrise des savoirs de base, c’est-à-dire lire, écrire, compter. Mais ce n’est pas de notre compétence . Certes, la région pourrait s’en charger à condition de faire pression sur l’Etat pour pallier cette lacune dont les raisons connues sont les suivantes

-le parti pris idéologique qui maintient la méthode globale ou semi -globale dans l’apprentissage de la lecture et qui conduit ainsi à 20% d’illettrés,

-l’accès en France de milliers d’immigrés sans que soit vérifiée leur connaissance de la langue française.

Tant que ces deux causes n’auront pas été réglées les organismes de formation auront de beaux jours devant eux. Jackpot pour les uns ,tonneaux des danaïdes pour nous .

Une remarque sur le chantier numéro deux c’est-à-dire la réduction des décrochages. Mais une fois de plus, la région subit les conséquences de l’impéritie de l’éducation nationale. En effet, ce qu’on appelle pudiquement «  décrochage » provient souvent d’une ou de plusieurs erreurs d’orientation, du système du collège unique, des classes hétérogènes . Le refus de valoriser le mérite, l’effort et les métiers manuels favorisent le décrochage.

Une excellente mesure avait été adoptée par le gouvernement Villepin : l’avancement à 14 ans de l’âge du début de l’entrée en apprentissage. C’était une heureuse initiative qui permettait d’enseigner plus tôt un vrai métier à tant de jeunes qui n’avaient ni le goût ni la compétence pour des études trop abstraites et dont l’obligation scolaire leur faisait prendre l’habitude du décrochage. Un gâchis psychologique et financier inimaginable. Or cette mesure a été boycottée par la région, par la gauche et le gouvernement est revenu sur cette unique et heureuse initiative. Tant pis si cela allait créer de nouvelles générations de décrocheurs.

Avant de colmater activement la fuite de ces décrochages, tachons de régler le problème à la source, à l’origine. A condition que ce soit dans nos compétences..

Le chantier numéro 3 sur la prévention des inégalités est marqué par l’esprit de système et l’idéologie. Car autant il est légitime de combattre les inégalités ou discriminations qui seraient arbitraires, autant il est illusoire de vouloir niveler au nom de l’égalitarisme. Vouloir à toute force orienter des jeunes filles vers des métiers traditionnellement masculins et des garçons vers des métiers traditionnellement féminins entraînera davantage de décrochages donc de chômage. On ferait mieux de s’intéresser aux métiers qui ne sont pas pourvus, hôtellerie, bâtiment, alimentation etc. On pourrait aussi s’interroger sur la présence massive des jeunes filles dans certains secteurs (le droit 80 %, la médecine 70 %, l’enseignement 70 %) une omniprésence que je ne conteste pas car elle est due essentiellement au mérite, au travail et à la compétence. Mais une présence massive qui a des conséquences importantes qui n’ont pas été analysées.

De plus, sous cette même rubrique, on voit s’ajouter maintenant la lutte contre les prétendues discriminations liées à l’origine et l’on voit resurgir l’arme absolue, l’antiracisme. Il faut le dire, la discrimination liée à l’origine n’existe pas en France Elle a été inventée de toutes pièces pour justifier et imposer une politique d’immigration choisie ou massive. En somme, votre charte de la diversité, votre aide aux entreprises qui l’ appliqueraient, correspondent à la mise en place d’une sélection qui ne s’appuierait pas sur le mérite ou la compétence mais sur l’origine ethnique. Cela est contraire aux principes républicains que vous ne cessez de rappeler à longueur de journée.

A propos de l’action prioritaire 4 nous ferons une observation sur la situation du personnel sanitaire, notamment les infirmières . Si les besoins annuels sont de 950 et que 20 à 30 % abandonnent en cours d’études, la logique voudrait qu’on monte à 1350 le nombre de places en école d’infirmières. Or il n’en est rien, la région le laisse aux alentours de 1100. Il manquera donc 200 infirmières chaque année en raison des lacunes dans la formation prévue par la région. Et vous ferez au plan régional la même erreur/faute que l’Etat qui n’a pas assez recruté d’étudiants en médecine et se trouve maintenant face à une pénurie dramatique .

Pour suppléer cette carence, vous ferez peut-être appel à l’immigration choisie de Nicolas Sarkozy. Or nous pensons qu’il est scandaleux de piller ainsi les élites du tiers-monde dont les besoins en personnel sanitaire sont bien plus criants que ceux de la région Centre. Sans compter que cela se fait au détriment des jeunes de la région centre, privés de formation sanitaire par une politique qui va droit dans le mur.

En conclusion, comme d’habitude (les meilleures intentions cotoient les pires pratiques). La confusion des compétences, l’idéologie, le refus du réel, la pression de certains lobbies, l’absence de sens économique conduisent le PRDF droit dans le mur, mais ce ne sera pas perdu pour tout le monde. Certains organismes de formation sauront transformer ces généreuses intentions en profits juteux . On peut en être certain .

Miguel de Peyrecave.